La politique autrement, c’est pour quand ?
Tel un enfant pris la main dans le pot de confiture, Jérôme Cahuzac n’a eu d’autre choix que de passer mardi aux aveux, et nous assistons depuis à un déferlement médiatique du type que j’exècre. Simple observateur, tout ce tapage m’amène plusieurs réflexions.
La première sur l’ironie paradoxale de cette situation. Ancien président de la Commission des Finances à l’Assemblée, ministre délégué chargé du Budget pendant 9 mois, Jérôme Cahuzac s’était fait le pourfendeur de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Fallait-il être à ce point schizophrène pour lutter publiquement contre une pratique qu’on a fait sienne, et s’enfermer comme il l’a fait dans la spirale du mensonge, en jurant, la main sur le cœur, les yeux dans les yeux, aux journalistes, à la représentation nationale et aux Français que l’on n’avait rien fait ?
La deuxième, qui là me laisse tout à la fois hilare et scandalisé, lorsque je vois de quelle manière ses anciens amis lui tournent brusquement le dos et, comme je l’ai lu quelque part, tirent à boulets rouges « sur une ambulance qui roule déjà sur les essieux »… Comment ces derniers peuvent-ils prétendre qu’ils ne savaient pas et condamner comme ils le font la « traitrise » dont s’est rendu coupable leur ami/collègue/camarade ?
Lire la suite »